Les souvenirs
Elle n’a pas oublié la chaleur de ses bras
Et combien ils avaient pu s’aimer, autrefois.
Ils étaient les amants d’un soir,
Qui vivaient loin des regards.
Ils étaient les amants d’une vie,
Ceux que le temps n’a pas désunis.
Elle n’a pas oublié son sourire,
Ces mots doux qu’il aimait lui dire,
Ces regards complices qu’ils s’échangeaient
Et ces instants propices pour s’aimer.
Elle n’a rien oublié pas même leurs querelles,
Quand leur si bel amour battait des ailes.
Les soirées qu’elle passait le cœur déchiré,
Quand ils venaient une fois encore de se disputer,
Les soirées qu’ils passaient à pleurer,
Lassés des troubles, des maux qui leur arrivaient.
Elle ne pourra jamais oublier ce jour
Où ils ont criés à tous, leur amour,
Et écrit ensemble la première page
De leur histoire sans nuage.
Elle n’a pas oublié comme il était lourd
Leur enfant, le fruit de leur amour.
Elle n’oubliera jamais leur rencontre inattendue,
Leurs grands yeux qui se croisent au coin d’une rue.
Le premier sourire qu’on échange timidement,
Et ce premier rendez-vous auquel on assiste en tremblant.
Elle se souviendra toujours de la douceur de sa main,
Sur la sienne déposée, jamais lâchée le long du chemin.
Elle ne s’est jamais lassée de ses souvenirs imprécis,
De celui qu’elle aimait et appelait son tendre mari.
2006