Ôde au cynisme
Dans l’enthousiasme du néant,
la douceur de la tristesse,
dans le sourire du mécréant
et la violence d’une caresse.
Ô cynisme je te crains.
Tordant morales et conventions
Criant si fort les basses pensées
Petit effronté, tes opinions,
vont à l’encontre du bien fondé.
Ô Cynisme je te plains.
Suivant les diables et l’oubli,
Implorant l’antipathie des Dieux,
L’insolence au bout du fusil,
de liberté tu fais le vœux.
Ô cynisme, je te respire.
Trompant les simples d’esprit,
Tu jures, insultes et méprises,
toi qui pourtant comprend la vie,
et son lot d’intentions incomprises.
Ô cynisme, je t’admire.
2012